Entretien avec « M.Sedrati »

 

C’est un « Monsieur Sedrati » accueillant et souriant qu’on a rencontré ce mardi 7 novembre 2006 à son domicile, avec son élégance et son dynamisme habituel , mais surtout quelqu’un qui se souvient des  moindres détailles de son   passage à Rouached  .

Il s’est renseigné sur le devenir de l’embranchement de Rouached, le stade où il avait joué avec ses co-équipiers au sein de l’ancien C.C.R., sur son ancien directeur  et quelques uns de ses amis. Il nous a parlé aussi de ceux qui lui ont rendu visite.

 Le blog « Rouached » : Qui êtes-vous Monsieur ?

 M. Sedrati : je m’appelle Sedrati Mohamed-Larbi, je suis né le1er septembre 1947 à Constantine, marié et père de 5 enfants (2 filles et 3 garçons). Pour ce qui est de ma carrière dans l’enseignement   je l’ai entamée à Rouached , précisément , le 2 novembre 1966 et j’y suis resté pendant 5 bonnes années , ensuite, j’ai exercé à Constantine durant 3 ans au primaire , j’ai passé un stage et je suis devenu , alors , professeur au C.E.M. Doksi puis celui d’Ibn-Badis au Feaubourg où j’ai pu accéder au poste de surveillant général ,  5 ans après je suis devenu directeur  au C.E.M. Ibn-Badis à El-Heria , C.E.M.Zighoud Youcef et enfin la retraite à l’age de 51 ans et 4 mois et une réception a été organisée pour la circonstance .

 Le blog « Rouached » : êtes-vous satisfait de votre parcours ? 

 M. Sedrati : D’un coté, oui, vu les efforts déployés et les cadres que j’ai formé et que je respecte maintenant, je suis fier d’avoir été l’un des premiers pionniers éducateurs à Rouached, c’est ma plus grande satisfaction.

De l’autre coté, je suis un peu déçu, triste, par ce qui arrive à un fonctionnaire qui s’est sacrifié pour ces générations et qui en fin de compte il se retrouve dans une situation pareille, délaissé.

 Le blog « Rouached » : vous vous rappelez  de qui de vos élèves ?

 M. Sedrati : Tous mes élèves et particulièrement ceux qui ont eus l’épreuve du « sixième ».Y en a même quelques uns qui ont pu passer dès la cinquième année.

 Le blog « Rouached » : votre relation avec les parents d’élèves ?

 M. Sedrati : Excellente, vu que j’accordais beaucoup d’importance à mes élèves et à leur instruction et par conséquent à leur réussite.

D’ailleurs, aucun d’eux n’est venu un jour pour exprimer son mécontentement ou protester sur le fait que leurs enfants ont été parfois retenus à l’école à une heure tardive.Je les salue de tout mon cœur.

 Le blog « Rouached » : Avez-vous des regrets ?

 M. Sedrati : Oui, mon départ de Rouached était prématuré, j’aurais du rester pour mener à bien la formation de mes élèves si le climat s’y prêtait  bien sur.

Mais il faut savoir une chose que le jour de ma titularisation une commission est venue me superviser et ils ont décidé de me réaffecter.

 Le blog « Rouached » : Que ce qui vous a motivé à accomplir un travail comme le vôtre ?

 M. Sedrati : Rien que l’amour pour le métier d’enseignant, je prenais à cœur mon travail, l’enseignement était pour moi mon deuxième espace de vie.

 Le blog « Rouached » : Des compliments , des remerciements ?

 M. Sedrati : Oui, de la part des inspecteurs, le directeur, les autorités locales,  à travers leurs sentiments.

La preuve, en hivers, le maire de l’époque m’avait   donné le seul fourneau qu’il possédait ,  en termes de reconnaissance.

 Le blog « Rouached » : une anecdote ?

 M. Sedrati : Il n ‘y a pas longtemps un responsable du M.B.Constantine , que je connais, m’a fait part de son désir pour essayer d’arranger le match qui les opposaient au N.A.B.Rouached et lors du match celui là a cité mon nom  et  son club a  pu décrocher un nul à Rouached ( ?).

 Le blog « Rouached » : votre meilleur souvenir ?

   M. Sedrati : Le jour où mes 32 élèves ayant passé « le sixième » et aucun d’eux n’a échoué.

 Le blog « Rouached » : Le plus mauvais ?

 M. Sedrati : C’était en 1968 lorsque j’ai contracté une maladie infectieuse qui m’a obligé à passer trois mois à l’hôpital de Constantine .

 Le blog « Rouached » : vous vous situez où par rapport à la génération actuelle ?

 M. Sedrati : Il y a un grand décalage non seulement sur le plan professionnel mais relationnel aussi.

 Le blog « Rouached » : Vous est-il arrivé de revenir à Rouached ?

 M. Sedrati : Malheureusement non. Une fois je suis arrivé jusqu’à Mila, j’ai pris un taxi, je me suis adressé à un jeune qui était à coté de moi en lui posant cette question : es-ce que tu connais M .Sedrati ? Il m’a répondu qu’il a entendu parler de ce nom et qu’il a une bonne réputation, j’ai fait demi-tour.

                                                                                                                                   Nous vous souhaitons longue vie.

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